2ème Congrès ordinaire du parti YELEMA

moussa-mara
Sensibilisation sur ce qui se passe à Mopti :

J’ai insisté sur Mopti, carrefour de civilisations et de coexistence pacifique entre les ethnies, les religions, les traditions, les pratiques professionnelles, les climats et mêmes les conceptions philosophiques pour mieux introduire la menace actuelle que constituent les problèmes de Mopti pour le Mali ; le Centre est le lien entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest, entre les membres du corps humain. Si le Centre s’embrase il n’y a pas de corps, il n’y a pas d’individu, il n’y a pas de pays.

Ce qui est en train de se passer à Mopti menace l’existence même de notre pays, nous ne devons pas nous tromper d’appréciation ni de diagnostic.

Ce n’est pas seulement une question de terrorisme et de banditisme, ni même de rébellion, c’est aussi et surtout une question qui renvoie au contrat social entre l’Etat, l’administration, les dépositaires du pouvoir d’un côté, et les populations de l’autre côté, en rapport avec leurs besoins, leurs croyances et leurs conceptions philosophiques.

Ce qui se passe à Mopti questionne le fondement même de l’Etat, son organisation, son fonctionnement et ses rapports avec les Maliens qu’il est censé servir dans la justice et l’équité.

Espérons que ceux qui dirigent notre pays le comprennent et que ceux qui nous accompagnent les aideront à aller dans le sens de solutions durables et non exclusivement  sécuritaires.

  • Sensibilisation sur l’unité, l’entente entre les Maliens pour faire face aux défis du moment :
  1. Questions de paix et de sécurité : signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale mais application insatisfaisante plus de deux ans après cette signature, vote de la loi de programmation militaire mais nécessité de l’appliquer et de la financer, en ce qui concerne les autres forces de l’ordre, les réflexions sont en cours mais globalement l’insécurité est une réalité dans l’ensemble du pays.
  • Questions relatives à la gouvernance : de nombreuses difficultés avec une justice qui peine à avancer sur les dossiers relatifs à la corruption.
  • Un front social en ébullition permanente avec des rapports difficiles avec les partenaires sociaux mais aussi la société civile, illustrés par les péripéties relatives à la tentative de révision constitutionnelle.
  • Des incertitudes sur de nombreux sujets importants aux yeux de nos compatriotes : la question de l’école et de la formation, les défis posés par la jeunesse, le sort des démunis de manière générale.
  • Des incertitudes en termes de perspectives, les Maliens sont perdus et ne savent pas de quoi demain sera fait, cela est aujourd’hui l’un des problèmes les plus importants de notre pays. Sans perspective il ne peut y avoir de salut pour une collectivité.
X