La Sécurité est aujourd’hui un sujet stratégique dans le cadre du redressement et de la restauration de l’Etat. Elle est actuelle avec la situation troublée du nord de notre pays.

Dans la hiérarchie des besoins humains, la sécurité est le premier, celui qui conditionne les autres. Sans sécurité il n’y a ni vie individuelle, ni vie de groupe et encore moins une collectivité ou un pays. Sans sécurité il est impossible d’envisager le futur car le présent est compromis.

Le Mali est dans une situation d’insécurité complexe qui compromet gravement les efforts de construction nationale des gouvernements, met à mal sa cohésion sociale et enfreint de manière significative tout espoir de développement humain. Le pays est en période de fin de conflit armé mais face à des menaces de toutes sortes qui peuvent ressurgir à tout moment. Ces menaces constituées de groupes armés, de narco trafiquants et de bandits de toutes sortes écument la bande sahélienne et profiteront de toute baisse de garde pour frapper notre pays.

Nous devons être conscients de cela et nous engager dans un dispositif de lutte permanente sur au moins quinze ans afin de les réduire de manière significative.  Avec l’assistance de la communauté internationale dans un premier temps et dans le cadre d’un dispositif sahélien de lutte à terme. Le Mali doit pouvoir relever la part de défi qui lui incombe. Nous allons nous employer à cela.

En d’autres occasions et sur plusieurs autres plans, les maliens apparaissent ainsi en situation d’insécurité. Qu’elle soit d’ordre alimentaire, sanitaire ou juridique, l’insécurité du malien d’aujourd’hui est aussi intolérable que l’amoncellement de menaces sur son intégrité physique. La sécurité primordiale est celle de l’être humain. Celle-ci passe par la mobilisation de tous contre l’insécurité portant sur les biens et les personnes. Cela passe par la promotion des comportements de sécurité dans la famille, la communauté, le village, la commune et dans le pays directement au sein de la population. Ce comportement doit reposer sur le conseil aux jeunes, la concertation à la base entre les chefs de famille et les groupes d’âge, la multiplication des occasions de sensibilisation.

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